Des Post-HITS

Dimanche 16 janvier 2011 7 16 /01 /Jan /2011 03:05

valiseMes sucres d'orges,

 

Après des reproches, des conseils, des hurlades d'âmes bien pensantes, j'ai cédé. La triste vérité me tombe sur le museau : mon blog est moche. Alors, j'ai sauté le pas, avec douleur car je déteste les trucs compliqués (ahahahahah) et je me suis lancée dans cette entreprise technologique redoutable : le changement d'adresse pile poil après mon 100ème article (mais qu'est ce que j'ai pu raconter en 100 articles je me le demande !!!). 

Mes anciens posts resteront ici et accessibles sur le new via le lien Mes premières pages , mais les nouveaux seront maintenant directement postés sur mon nouveau blog, petit frère de celui-là.

Le nom, faut pas chercher loin :) : Mes Pages Roses.

Voici le lien, celui qui me dit qu'il est moche alors que j'ai passé mes nuits à chercher "code couleur HTML" sur google et à modifier des trucs en braille au pif je lui plante la boucle de ma nouvelle ceinture vintage dans le biceps.


 Nouvelle adresse : www.mespagesroses.com

 

J'y ai accouché dans la douleur - en pestant en russe - d'un premier article. See u there (genre!!!) 

 

ps : .conne n'était pas disponible :)

Par La So - Publié dans : Des Post-HITS
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Lundi 6 décembre 2010 1 06 /12 /Déc /2010 23:07

 

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Ma New Yorkaise du mois, en plein shoot à Central Park. A poil mais en cuir dans le froid. Fashion Victim huh :)

 

Après deux mois sur le sol américain – pas littéralement, je ne suis pas affalée sur mon plancher depuis 60 jours en me réveillant de temps en temps pour pondre un article – les premières certitudes, les premiers constats, et les premières habitudes (le pire) pointent le nez.

Comme je suis hyper généreuse de la blagounette, j’ai décidé de vous updater sur l’état des lieux.

Voici donc les conclusions préliminaires (mmm) de ce coNplément d’enquête. New York Unité Spéciale, c’est moi !

 

        Les Oreos ne font pas maigrir. Le Carrot Cake, le Cheese Cake non plus. Et l’excuse de la carotte genre c’est un légume, et le fromage des protéines, ne fonctionne pas trop au niveau des cuisses. Elles ne retiennent qu’une chose : CAKE. Dans le langage des capitons, ça se traduit par : multiplication démentielle.

 

          Dans ma rue, des calèches passent. On serait à Casablanca, on trouverait déplorable qu’en 2010 un pauvre cheval estropié qui a mangé sa dernière pomme en 1997 traîne ses sabots en tirant une carriole bancale. Ici, non, l’animal est obèse, il trotte joyeusement dans les rues New Yorkaises, entre les taxis et limousines. Le cocher ressemble à celui de Cendrillon, on se croirait en 1896 mais tout va bien. Ah oui, et quand voir des limos à tous les coins de rues ne vous étonne même plus, inquiétez vous, vous devenez citoyenne de Manhattan.

 

 

          Les gobelets de Dunkin Donuts te souhaitent «  Happy Holiday ». Essayez à Paris de trouver un gobelet avec écrit autre chose que «  ça fera 10 euros merci connard » :). Les fêtes c’est un sujet extrêmement sérieux et on est pointilleux. Décembre, c’est Holiday Season, entre Thanksgiving, Hanukkah, Noël et le Nouvel An, c’est la folie du cadeau. Macy’s a déjà son arbre de Noël de la taille de l’Empire, les gens courent à la recherche de cadeaux, et passent leur temps à te souhaiter des « Happy Holiday » alors que toi dans ta tête « Holiday » c’est une chanson de Madonna, et tu comprends rien à cet engouement consumériste ponctué de boulimie festive.


 

           Le mot magique ici c’est SALES. Sample Sales, Special Sales, Blow Out Sales, tout ce que tu veux SALES. En gros, mes libellules, ça je suis sûre que vous maîtrisez à fond la trad, c’est soldes :). Et là, pas de période obligatoire, c’est l’anarchie de la réduc et l’incendie de CB en ce qui me concerne. Je vous ai déjà parlé de Black Friday, mais pour vous expliquer le délire, il y a aussi un jour spécial de soldes sur le net CyberMonday où tous les sites font subir des triples fractures du péroné à leurs prix. L’expression connexion haut débit n’a jamais eu autant de sens …

 

 

           Les New Yorkaises ont un uniforme. C’est Ugg et Doudoune. Mais, pas une doudoune noire triste, vous savez la Bel Air que tout le monde a acheté l’hiver dernier à Paris, trop heureuses d’être une fashionista réchauffée avec style. Non, une doudoune ROUILLE. Ça ne serait pas drôle sinon. Je ne la tente pas, on pourrait croire que mon manteau est une extension de ma chevelure qui, selon les dires locaux, fait penser à Freckleface   Strawberry (Fifi Brin d’Acier)… Je ne sais pas comment je dois le prendre. En revanche, les Ugg, ça y’est, j’ai succombé, moi la 12cm addict (je parle de chaussures, même si y a certes un rapport avec un pied, je ne fais aucun sous-entendu mes ours à la crème brûlée), je déambule de block en block les jambes fièrement plantées dans ces bottes qui me font des pieds de mammouth.


 

           Les Américains ont un vrai problème avec Dieu. Genre en plus de le balancer dans toutes les expressions d’exagération, je vois plus trop la différence entre l’alarmisme marocain et les hyperboles américaines, faudrait creuser cette similitude, ça ferait peut-être avancer la paix dans le monde, à l’heure où je vous parle, le super (un style de concierge en plus classe) de mon immeuble est en train de construire une crèche lumineuse géante en bas de mes escaliers. Dans une heure, j’aurais le petit Jésus, Marie, et Joseph en mode boule à facettes qui trôneront au dessus de la porte extérieure de l’immeuble. Rien à foutre que je sois Marc Jacobiste, tendance Lanvisniste disciple de la secte du DanceFloor, Monsieur Esposito (mon super) suppose que tout le monde sait que Joseph n’est pas qu’une marque. Je vous ai parlé de la croix en 3D dans le hall ??

 

 

           New York ne dort vraiment jamais. Au début, je croyais que l’ami Sinatra fabulait, qu’il en rajoutait un peu histoire de préserver le mythe. Mais, pas du tout, je comprends même pas pourquoi on vend des lits dans cette ville. À 3h du mat’ c’est le même boucan de mariage camerounais dans les rues qu’aux « rush hours ». Perso, j’adore, ça me dope, mais j’aimerais bien que les flics mettent leur devise « courtesy » en application et ARRETENT DE FAIRE JOUJOU AVEC LEUR SIRENE QUAND J ESSAYE DE REVER. Merci.


 

            Les Américains (quand je dis américains, je parle de gens qui habitent ici, pas de la nationalité car croyez-moi je pourrais vous réciter le globe en fermant les yeux tellement j’ai rencontré des gens issus de pays dont je ne connaissais même pas la première lettre de la capitale) sont gentils. Vraiment gentils. Gentils, comme dans « oh merde il me manque un dollar  », «  c’est pas grave, tiens », d’un inconnu derrière toi dans la file à la caisse. Gentil comme dans «  monsieur arrêtez vous quand le compteur sera  à 8 dollars s’il vous plaît » et «  mademoiselle, j’arrête rien je vous emmène jusqu’à chez vous il fait froid, vous me donnerez ce que vous avez ». Gentil comme dans «  Vous pouvez me les garder jusqu’à demain, ces trois robes à -50 ? »en plein Black Friday et  « Oui, bien sûr ». J’en ai des tas des exemples, et à chaque fois je me dis la même chose. «  I’m blessed ». Et « God bless America ».

 

 

           Y a des rats à New York. C’est pas le scoop de l’année, mais la première fois que j’ai vu un Mickey raté me lancer des regards sournois j’ai manqué la crise cardiaque. J’ai juste hurlé en bonne marocaine américanisée « OH MY GOOOOOOOOOOOODDDDDDDDDDDDDDD !!!!!!! AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH ». Voilà comment reconnaître une fausse New Yorkaise. Une vraie, sursaute à peine et dit « oh, its just a rat ». Comme si ça pouvait être pire. Un crocodile peut-être ? En revanche une chose est sûre c’est que les New Yorkais, eux, ne sont pas des rats. C’est le seul endroit au monde, où on te tend un billet de 1$ quand on te demande une cigarette, par principe. Et si tu refuses, on te regarde avec interrogation « Are you sure ? ». À Paris, on te propose 20 centimes t’es mignonne, et si tu dis non, limite, on se sauve on beuglant « j’ai trouvé le pigeon de l’année ! » .

 

         

           Les garçons sont aussi bizarres ici qu’ailleurs. La supposée clarté induite par le système de dates    et autres steps obligatoires anti-scénarios de romance prématurée dans nos têtes ne changent rien à l’histoire. Mais, j’ai une super conseillère rompue à l’exercice : ma colloc dont la sagesse me décontenance à chaque fois. En apprenant, qu’en plus de balancer mes gambettes toute la journée (expression imagée signifiant que je danse, aucune activité de prostitution n’est évoquée ici), j’écris des articles (pas que pour mon blog les gosses, les carrot cake faut les payer :) !) qui –parfois ahhahah- traitent des relationships, elle a débarqué avec le DVD  He is not that into you , le livre  Act like a lady, think like a man  toute contente de participer à l’élaboration d’un travail documenté et solide. Mais, je crois que ce que je retiens, c’est une phrase qu’elle m’a dite, un samedi matin où je lui racontais ma soirée avec mon date  absolument irrésistible, «  Let him like you before you even like him ».     

        

 

Je vais donc essayer, en plus d’arrêter de tirer des conSclusions hâtives… 

 Happy Holiday mes trésors à la banane ! :)

Par La So - Publié dans : Des Post-HITS
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Vendredi 26 novembre 2010 5 26 /11 /Nov /2010 20:02

Hey Gorgeous !

 

 

Entre Thanksgiving et Black Friday (mon nouveau jour préféré après l’anniversaire de Johnny Depp !) je suis gâtée cette semaine. Juste pour vous situer le  bazar, à NY Thanksgiving c’est plus qu’une dinde fourrée (pas de mauvais jeux de mots en ce jour sacré) et trois prières. Ce jour est aux fêtes ce que la Fashion Week est à Sarah Jessica Parker. Du coup, la ville devient fantôme, tout ou presque est fermé, et pour une fois je crois que même les pompiers ont raccroché l’uniforme, pas une sirène ne hurle aujourd’hui. D’ailleurs, un truc bizarre à New York, les pompiers sont toujours en suractivité, genre poussez-vous c’est la Berezina, on est des héros dégagez sombre populace.


Mais, je n’ai pas vu une flamme depuis que je suis arrivée. Me demande s’il ne font pas des fake-fire juste pour bien perturber la circulation et pousser la pollution sonore au max pour que NY ne perde pas sa réputation de bulle électrique aux décibels astronomiques.

 

Bref, en ce jour d’oisiveté totale, mon manteau de fourrure (fausse je suis végétarienne je vous le rappelle mes carpes au gingembre), mes boots fourrées, mon bonnet (température tropicale de ce côté de l’Atlantique !), mon acolyte enthousiaste et moi somme allées au cinéma. J’adore vous raconter ma vie. Mais y a un but, je ne suis pas nombriliste et exhibo-narcissique pour rien.

 

J’ai eu, ce qu’on appelle un « clash » (suite à une conversation avec un ami qui souffre du même syndrome  d’Alzheimer du Français que moi depuis qu’il a immigré sur ce continent, sachez que cela signifie plus ordinairement « coup de foudre » ) pour le film du jour.

(Ah, c’est peut-être pour ça que les pompiers sont toujours en effervescence, à cause des coups de foudre. Je comprends mieux, les étincelles, j’en ai tous les jours ;)... )

Pas juste parce que l’héroïne est une chanteuse/danseuse, revival Coyote Ugly 2010, qui se pavane - quand elle n’est pas dans un des costumes absolument divins- en robes Hervé Léger par BCBG Max Azria (on ne me trompe pas) pendant tout le film. Burlesque, est juste un rail de coke ultra-pure, pour tous les drogués d’art. Pas juste la danse, pas juste le chant, mais aussi la mise en scène, la lumière, les costumes, et même l’humour des répliques.


Il y a aussi une histoire. Bien sûr d’amour. Comme on dit ici je suis « such a girl ». Peut-être. Et tant mieux. Tant qu’à être une fille autant l’être vraiment. J’ai appris des choses pendant ce film, mes crapulettes.

D’abord, que toutes les règles rigides de la séduction ne sont pas forcément applicables à tous les schémas de relation. Vous savez toutes ces directives pleines de bons sens qui nous dictent une conduite de divine créature pétrie d’indifférence qu’on doit poursuivre de ses ardeurs, pour l’avoir enfin. Ce «  ne jamais appeler la première » , «  laisse venir, s’il veut quelque chose il le fera », «  un garçon intéressé le montre », c’est relatif les coquines. Il faut s’adapter. Parfois, la personnalité, les peurs, le contexte font que oui, la bête est probablement sous le charme, mais de là à l’avouer, et à agir,  il y a Birkin XXL en grand écart facial . Certaines équations sont bien trop étriquées pour des choses qui échappent aux raisonnements mathématiques.


 


Ensuite, note personnelle, les gens applaudissent dans les cinémas ici. Pas compris. Je veux dire c’est un film. D’accord elle chante, j’ai des frissons dans nerf optique mais c’est un écran genre, elle est pas là Christina Aguilera. J’étais là ahurie, à constater la frénésie de toutes les mains de la rangée devant moi. Vous savez quoi, à la fin, marre d’être exclue, râleuse de parisienne, je me suis levée, j’ai applaudi. Le générique. Ben quoi. Intégration.



 

 

 Deuxième « clash » , une bande-annonce. No Strings Attached, c’est le titre. Il en dit long, je l’aime déjà. Je crois que Natalie Portman dans ce film incarne juste le rêve de tous les garçons, bien sûr si on fait l’erreur de généraliser encore. Je ne vais pas vous mentir non plus, quand je vois Ashton, je suis à deux doigts de faire péter la fourrure et de finir en V.S sur l’asphalte en criant des insanités en anglais romantique (ah je vous ai pas dit je sais faire ça maintenant ahahah). Pas très objective, la gosse. Bref, en quelques minutes, je suis séduite par l’histoire, le rapport de force inversé, et ça fait du bien pour une fois de ne pas être victimisé en Barbie-Bisounours pleurnicharde épinglée par un Don Juan en perdition.

 

Voilà mes cadeaux de Thanksgiving, vous me giverez back un joyeux thanks :)

 

PS : Black Friday c’est le jour où  TOUS les magasins de la ville font -50, je veux dire même CHANELLL !!!!! Je sais pas à qui je dois dire « Thanks » mais je le crie assez fort pour qu’Obama et Michelle en Jason Wu me rétorque « You are welcome ». ça tombe bien je ne compte pas partir.

Par La So - Publié dans : Des Post-HITS
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Samedi 13 novembre 2010 6 13 /11 /Nov /2010 16:37

 

 

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Ma New-Yorkaise du mois

 

Hyper cliché comme titre mes jouvencelles. Je sais. Mais, tellement tentant :) ! Après un mois sur le territoire américain, je ne peux pas encore prétendre être une new-yorkaise.  Mais, quelques signes ne trompent pas. Je commence à me demander si je ne pourrais pas demander une Green Card exceptionnelle pour « intégration aussi rapide qu’un puceau sous ecstasy ». Va traduire ça en anglais. Moins drôle. Surtout qu’ici, c’est comme pour les first date, on rigole pas avec la virginité.

Anyways (vous avez vu ahaha), on sent qu’on est sur la voie de l’américanisation à outrance quand :

 

On trouve qu’un paquet de Camel Light à 10,29$ tax included c’est pas si cher. Et on s’en vante en plus, on s’empresse de clamer qu’on a déniché le plan de l’année. Jusqu’à ce qu’on apprenne qu’en fait elles sont à 6$ dans le New Jersey. Oui, mais de là à passer l’Hudson River y a des limites, trop « bridges and tunnels » sorry.

 

Recevoir un texto « Hey hun ! » et ne pas se demander ce que « hun » signifie (hypocrite uniquement nikable ?!) et même répondre « What’s up ?! » sans non plus croire qu’on s’enquiert de ce qui se passe à l’étage au-dessus.

 

On se délecte sans vergogne devant un épisode de SATC pendant une mani-pédi à 22$, tout ça avec un businessman en pleine conf call sur son Blackberry qui attend, sur le fauteuil d’à côté, que son vernis sèche. Normal.

 

On ne s’étonne même pas que son Nails Salon ferme à 2h du mat. Les coréennes ont un métabolisme différent visiblement. Même pas besoin de dormir.

 

On mange une slice absolument énormissime de Carrot Cake. Déjà, notons, qu’un cake à la carotte, ça devrait éveiller quelques réticences, même plus. Et la taille de la part, gargantuesque, qui, il y a quelques mois m’aurait fait bondir en gémissant quelque chose comme  « oh la la mes cuisses de Justin Bridou vont en prendre un coup mortel », me semble respectable. Les 729 calories, moins. 10 blocks à pied plus tard, on se sent moins coupable. Et s’en fout des calories (1 fois par mois faut pas abuser non plus).

 

On dit « Guys » à ses amies filles, on balance des « How are you doing ? » à des inconnus et surtout on est plus tenté de raconter ses états d’âme quand on nous demande poliment « How are doing today ? ». Voilà, le « Not so well, I had a nightmare last night so you know blablabla » n’effleure même pas notre langue. On répond la même chose, naturellement.

 

On ne bloque pas sur une phrase dans un article du Cosmo US  « When do guys view a relationship as serious ? The moment they realize they’re not sleeping with anyone else… and that they’re ok with it » . Il y a peu je me serai arraché les sourcils à la moissonneuse batteuse en lisant ça. Aujourd’hui, non. Je trouve ça presque sensé que la monogamie soit choisie délibérément, qu’elle ne soit pas une condition sine qua non car elle n’en devient que plus significative. C’est comme les taxes, c’est pas inclus. C’est la liberté à l’extrême, mais finalement quand tu t’impliques tu es sûr de ta décision, qui ne viendra que de toi. Comme les tips. I love America.

 

Ne plus s’inquiéter de la santé mentale de ses copines quand elles te questionnent sur ton « boyfriend ». « Did he put in a relationship on Facebook ? Because if he doesn’t it means that he is not involved at all ». Ici, Facebook, c’est plus qu’un réseau social ludique, ce n’est absolument pas une activité virtuelle séparée de ta vie réelle. Non, c’est prolongement à l’identique de ton quotidien. Donc, ton boyfriend il a plutôt intérêt à se mettre in a relationship avant que tu le remove de ta life pour cause de non facebook involvment (ça va bientôt devenir une cause de divorce cette histoire !) .

 

Lire des statuts Facebook relatant la vie dans les moindres détails de ces friends et ne pas leur envoyer un bon pour une consultation gratuite chez un jedéballemavie.com. L’un dit « I’m sorry I cheated on X (nom divulgué et tagué !), I will try to make it up to you…made a mistake, but you are the one », et là ça like ça commente, quelques heures plus tard on a le compte-rendu de la conversation téléphonique. C’est un soap-opéra en live. Et, sinon y a la version light. Update toutes les cinq minutes de la situation géographique, la tenue, ce qui s’est passé, qui on a vu. Confessions intimes à côté : une blague pour nourrisson.

 

Se voir scrutée d’un air dubitatif quand on achète des cigarettes. Et brandir machinalement maintenant son « ID », sans scandale. Entre les entrées en boîtes qui me foutent le trac comme quand je me faufilais illégalement à 14 ans dans les clubs, parce qu’on me soupçonne d’avoir une fake ID et d’avoir l’âge de jouer à la marelle, et mon ravitaillement en nicotine qui se transforme en inquisition, j’ai découvert le secret des actrices. C’est pas le botox. C’est l’avion. 8h dans les nuages et on me donne 17ans, pas une fois, TOUT LE TEMPS. Alors, imaginez la carte Flying Blue Gold que se tape la peau d’Angelina Jolie.

 

S’habituer aux compliments. Ici, je suis « gorgeous », « beautiful », « amazing », je comprends pas quelle transformation génétique on m’a fait subir pendant le voyage. À Paris, je suis … « petite ». Ou alors, « psst, mademoiselle t’es bien charmante », au mieux. J’ai appris que j’avais des « flying eyes miss » (alors, pour info ça ne veut pas dire que mes yeux partent dans tous les sens, je sais, moi aussi j’ai cru ça), et même droit au « perfect body, believe me ». Je believe, merci bien, je pense que vous êtes déglingués de la vision mais je believe I can fly (eyes). Et, je ne vous fais même pas part de l’inventivité des compliments de certains, alors que jusqu’à maintenant dans mon registre tenu à jour des remèdes pour ego défaillant l’award revenait à « garde tes rondeurs orientales » qu’un « ex-date » (vous avez vu comment j’apprends la différence !! Avant j’aurais cru que ça avait été une vraie relation, imbécile de guimauve que j’étais !!! ) m’avait servi un soir d’alcoolémie virulente.

 

Voir des gens courir dans toutes les directions, sur tous les trottoirs, faire des allers-retours, armés d’I-pod et suants comme des bœufs en pleine séance d’aérobic, un vendredi soir à 19h. Et même pas relever.

 

Ponctuer ses phrases de « anyways », « whatever », « awesome », claquer UNE bise, faire des mini-hugs pour dire bonjour, défier Barbara Streisand dans les aigus quand on s’exclame « I’m sooooo happy to seeeeee youuuuuuuu ! » .

 

Arrêter une fille dans la rue pour lui déclarer à quel point « I love your shoes ! » . Là où à Paris on te regarde en diagonale la haine à l’œil, prête à te découper en morceau pour Friskies, ici on admire à haute voix. On peut même hurler, ça passe. Et, on ne te demande même pas où tu les as achetées. Donc, t’es même pas obligée de mentir pour pas qu’elle ne coure se procurer  les mêmes. Ah, c’est jouissif la bienveillance fashion. 

 

Recevoir trois textos à la suite, du même expéditeur, sans avoir eu le temps de répondre. Forfait textos illimité est un terme pris très au sérieux ici. Appliqué et rentabilisé. Y a pas de marge de fierté, ou de temps de réponse légal. Non, non, le harcèlement SMSsien n’est pas un concept culturellement envisageable. Et, imiter. Sans scrupules.

 

Perdre son Français. Se surprendre à tenter des expressions approximatives qui seraient une inspiration pour Gad El Maleh. Ce qui donne, « je me suis attachée avec lui » , « faut pas pousser la ficelle », et autres remix syntaxiques dont je suis particulièrement honteuse. Maintenant, bizarrement, on me croit quand je dis que je viens du Maroc. Oui, en Afrique. Pas en Amérique du Sud. Non, pas colombienne. Ni russe. Et, le couscous, c’est pas du riz.

 

Regarder vers le haut, très très haut, et voir toutes ces lumières qui t’éclatent les pupilles et rester émerveillée. Sentir ce frémissement d’exaltation et de liberté quand on marche de block en block, dans le bourdonnement incessant de klaxons, de sirènes, entre la fumée qui s’échappe du sol, et le cortège de taxis jaunes qui dévale les avenues. Ne pas s’habituer à une chose. Être heureuse. Comment pourrait-il en être autrement entre Broadway et Fashion Avenue ? :)

 

 

 

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Samedi 31 juillet 2010 6 31 /07 /Juil /2010 16:34

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Carmen Kaas taille la route suivie par Patrick Demarchelier. 

 

Hi Guys !


J'adore cette amorce d'article, en VO pur enseignement de Gossip Girl, je vous annonce que vous allez vous coltiner l'article de pré-vacances, celui où je me débats avec ma valise.

Je vous en avais déjà parlé, mais dans quelques jours, je m'envole vers New York. Normalement, pour une durée déterminée. Oui, parce que même si d'après mes calculs scientifiques (jusqu'en CM1 j'étais pas mauvaise en maths, après j'ai découvert les magasins et ça s'est corsé) je ne suis pas censée tomber amoureuse avant février 2011, on est pas à l'abri des emmerdes.  Selon la formule "un homme un problème, pas d'homme pas de problème" je ne devrais pas finir dans une favela à Rio pour avoir suivi mon amour de vacances rencontré sur une plage de Los Angeles. Oui, parce qu' entre ma meilleure amie qui est sûre que je ne reviendrais jamais par amour soit pour la 5th Avenue soit pour un spécimen local, ma mère qui gage que je vais finir dans une église à Végas mariée à un dealer, et mes copines qui me disent "mais tu vas jamais revenir toi" je commence à angoisser.  Oui, pourquoi tout le monde est sûr que je ne vais pas revenir ? Kidnapping, crash d'avion, prise d'otage chez Barneys ???

Pour vous donner une idée de la confiance qu'à ma mère en moi elle a cru bon de me prévenir " à l'aéroport tu ne fais pas de blagues aux policiers d'accord ?!!" . Il est vrai, j'avoue, que j'ai pensé à une boutade comme réponse à la question "avez-vous apporté une bombe avec vous ?". Déjà je trouve ça très vexant de sous-entendre que je suis un thon genre "elle est où ta bombasse de copine?", et en plus avec Johnny Depp et Brad Pitt sur le territoire je ne vois pas pourquoi je ferai de l'importation. Cependant, ne maîtrisant pas l'humour en anglais, je vais m'abstenir. C'est pour la même raison, qu'à ces mêmes copines que je soupçonne d'espérer mon départ définitif j’assure que je reviendrai. Oui, les filles vous allez devoir me supporter parce que pour draguer une partie du job c'est les blagues, et ça franchement je suis pas douée en english. 

 

Il n'empêche que le reste du job c'est les fringues, et ça je connais bien :) en anglais en français dans toutes les langues ! 

Et ça c'est vraiment du boulot. J'ai le droit à une valise. Une misérable, unique, seule, minuscule petite valise qui doit contenir de quoi survivre à la plage, mes cours de danse, mes sorties, mes soirées, mes nuits, mes journées, le froid, le chaud. Je ne sais pas qui est l'ignoble créature qui a inventé le mot restriction mais je l'insulte de tout coeur. Faire un tri dans un dressing, c'est la torture du choix, chose que je honnis, car choisir c'est renoncer. Il paraît qu'il faut opter pour l'essentiel, mais je n'ai jamais su faire la différence entre le superflu et l'important. Un mois, c'est trente jours, je suis navrée mais 60 tenues c'est le minimum, c'est pas superflu. Ma théorie n'a convaincu personne de mon entourage. Je me dis que j'ai encore 48h devant moi, et si je ne dors pas, ça fait une tenue par heure, c'est faisable ! :) 

 

 

 

Bonnes vacances à tous, je vous raconterai tout promis, photos à l'appui, si d'ici là je ne suis pas entrain de moisir dans une prison de l’Arkansas ! 

 

"I know you love me, 

XOXO "

 

Problem Girl ! 

 

ps : hyper prétentieux comme fin ! 

ps 2 : si je meurs, par pitié personne n'a le droit de vendre mes robes, j'annonce officiellement que je les lègue à ma meilleure amie, et mon ami Miss Metti (pour les chaussures et les sacs) 

ps 3 : ceci n'est pas un testament, mais presque, je suis en panique: est ce qu'on va ne taule pour de l'excédent de bagages ? Et est ce que la rousse a la côte en ce moment sur le marché de la prostitution forcée (juste pour savoir s'il y'a moyen qu'un colombien clandestin me foute sur une barque pour Bogota ) 

ps 4 : Anna Wintour cherche-t-elle une assistante hyper dévouée ?

 

 

Par La So - Publié dans : Des Post-HITS
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Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 15:38

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Sans vous brosser mon profil psychologique, je suis une fille plutôt souriante, d'après mes amis (j'en ai, je les aime bien d'ailleurs). Mais, en réalité sous des dehors de pile bondissante euphorique, j'ai toujours tendance à voir plus les problèmes que les solutions, me faire un Everest avec trois cailloux, à me prendre pour une pythie en anticipant le cours des choses avec 3 siècles d'avance. Enfin bref, je ne dirais pas que je vois le verre à moitié vide, mais je crois plutôt que j'en fais une bouteille magnum que je ne vois même pas. En gros je suis compliquée, mais simple à comprendre.

 

Tout  ce déballage pour introduire le sujet... Comme je vous l'avais déjà dit, je suis une addict des listes (ça doit aller avec le côté stressée de la life, à demander à mon psy que je n'ai pas / ma meilleure amie cette âme charitable), et j'ai décidé d'en faire une avec tous les petits moments, ces riens dans une journée, qui peuvent donner le sourire, et remplir le verre, si on ouvre bien les yeux. 

 

- Se réveiller le matin avec un joli, et gentil, garçon qui ne s'enfuit pas en voyant mes cils sans mascara, mes cheveux en mutinerie, et la trace de l'oreiller en tatouage sur la joue gauche. 

- Ouvrir la boîte aux lettres, et ne pas trouver de factures. (jamais arrivé, on a le droit de rêver) 

- Ouvrir la boîte aux lettres, trouver des factures et se dire que même après les avoir réglé je pourrai toujours m'acheter mes boots open toe de l'été. 

- Prendre le bus, et en descendre sans avoir à hurler comme une mégère ménopausée "La POOOOOORRRRRTE s'il vous plaît" (et se faire royalement ignorer par le chauffeur et se taper les 789 mètres dans le sens inverse pour se rapprocher de la destination initiale) 

- Rentrer dans un magasin pour y déposer son CV (POUR POUVOIR GAGNER DE L'ARGENNNNTTT DU VRAI) et s'entendre dire, "oui, on a besoin de quelqu'un, puis-je vous recontacter? " ( j'adore le contact Madame, pas de problème!) 

- Rentrer dans une autre boutique, où deux vendeurs issus de la planète des "P***** de B**** de M**** ce qu'il est beauuuuuuuuuuuuuuuuuuu" vous accueillent tout sourire, et vous font un compliment sur votre robe. Et ne pas avoir répondu: "JE PEUX L'ENLEVER !!!!!" , parce qu'on est une fille sérieuse -ben quoi !-(et qu'il fait froid) . 

- Rentrer dans une autre boutique, essayer une robe en 36, qui "taille petit mademoiselle, vous devriez pendre un 38!" et fermer le zip  devant la mine incrédule de la vendeuse qui reconnaît, “j'avais un doute mais parfait!". Et ne pas acheter la robe. Toc! (promis je reviensssssss !!!!!!) 

- Flasher sur une paire de sandales, et il en reste une paire. La seule. Dans ma pointure! 

- "Bien sûr mademoiselle, je vous la mets de côté même si c'est la dernière” . Rien à ajouter. 

- "Vous avez quatre messages vocaux". Pas un de la banque, pas un de ma maman qui me dirait "tu en es où dans ta recherche de travail parce que bon, un jour, faudra quand même penser à l'avenir", que des messages de gens gentils. 

- Un message sur Facebook qui me complimente pour mon blog. MERCI !!!!

- Un garçon dans la rue qui vous dit juste "Vous êtes belle Mademoiselle". Sans le "psssst" ni le "eh dis- moi , t'as pas un 06".( Dans ce cas, répondre : « je n'ai pas de 06 mais j'ai 20cm à la maison », il devrait comprendre mais penser à courir  très très vite, l'humour est parfois incompris.) 

- Mon marchand de légumes. Tous les jours, même en tenue loose, il s'exclame "Bonjour Princesse !" 

- "Vous correspondez au profil requis pour ce poste". 

- "7800 euros par mois, c'est un début, bien sûr". (Ok, celle-là vient directement de mes divagations ensommeillées)

- APL versées d'un coup, pour les neuf mois non payés. 

- Trouver une combinaison de ski qui ne ressemble pas à un parachute pour soldat afghan. 

- Se mettre debout sur ses skis. Et tenir, et même glisser, pas par terre. Droite et fière comme aux JO. 

- Un texto : " Tu viens avec moi à Bruxelles ? C'est gratuit. " OUI. Gratuit, où ça ?? J'arrive !!!!!!

- "Vous avez 15 euros de réduction grâce à votre carte de fidélité." Pour une fois que la fidélité paye, je prends (ok, la robe faisait 200 euros, mais bon !). 

- "Je t'emmène à Disneyland". Un rêve d'enfant brimé (ça va Maman ne m'appelle pas pour me dire que je suis une ingrate, je sais que j'ai en revanche visité plein de châteaux et que grâce à ça j'étais la meilleure en histoire, mais du coup côté histoires, j'étais un peu light.) qui se réalise. MERCI :) 

- Fumer une cigarette sous la pluie. Je sais pas pourquoi mais j'ai l'impression que ça réchauffe, l'illusion de la fumée probablement. 

- Être perchée sur des talons de 12 et ne pas regarder par terre en marchant. Et en levant les yeux voir -50% sur la vitrine. Ou juste les belles choses que je ne vois jamais à force de scruter les obstacles comme un cheval de course inquiet. 

- Mettre un beau rouge à lèvres rouge. Et pas sur les dents. 

- "Serre-moi". Pas la ceinture (l'habitude celle-là), mais avec mes minis-bras. 

- Croiser son ex, et ne même pas se demander si on a pas une tête ravagée. PARCE QU'ON S'EN FOUT !!!!!! 

- Croiser son ex, et se dire qu'il n'est pas si beau finalement. Et même bête. Et insipide. 

- Croiser une fille sublime, et ne même pas avoir envie de lui balancer des cure-dents dans la pupille. Juste se dire "waw"!

- "Tu es une amie top ." Sans avoir offert de cadeau avant.

- Trouver la P.P.R.N (parfaite petite robe noire). La mission d'une vie. (je plaisante, JE NE SUIS PAS SUPERFICIELLE, juste avec peu de profondeur vu la superficie totale du corps du spécimen). 

- " Vous avez fait du bon boulot, bravo". 

- "T'as de bons goûts, tu m'habilles pour le mariage?" 

-  Danser. Seule. À deux. N'importe où, sur n'importe quoi. 

- "Tiens, deux invits pour la vente presse Chanel." (Dans mes rêves again). 

- "Tu vas me manquer". Et ne pas répondre: " Pff, ça m'étonnerait, je ne vois pas comment tu pourrais anticiper le manque éventuel de ma personne alors que tu n'évalues pas encore l'importance ou non de cette pseudo relation que l'on pourrait peut-être qualifier d'un point de vue sociologique de "couple"  dans ta vie sentimentale il est donc impossible de se baser sur cette certitude ......" TA GUEULE. 

- "Merci." 

- Aller au cinéma en pleine semaine, seule. Et ne pas se sentir comme la dernière célibataire de Paris intra-muros, mais plutôt comme une fille qui prend du plaisir seule (aucune allusion par pitié !!!), et qui assume.

- Les courbatures. Je ne suis pas maso, mais ça me donne l’impression de me sculpter un corps à la Madonna. (Sauf que Madonna ne mange pas de Granola !)

- Se faire une manucure, seule. En une fois.

- Mettre du vernis et ne pas avoir d’accrocs, d’empreinte de draps ou de chaussettes le lendemain.

- Aller sur allostreaming.com et voir qu'il y a des épisodes de Gossip Girl, de Grey’s Anatomy, de 90210 et de 24 qui m'attendent. Pour un parfait dimanche soir.

-  "J’ai confiance en toi. "

-  Le jean test qui ferme. Et qui baille même.

- "T'as fais quelque chose à tes cheveux ? " (par quelque chose l'individu souligne une amélioration qui mérite d'être énoncée à haute voix)

- Avoir 5 Vogue en retard. Ça veut dire une après-midi entière de lecture ébahie. 

- "J’ai une surprise pour toi". Une bonne, j’entends.

- Les surnoms débiles que tout le monde vous donne. Mais, ils montrent une chose, l'affection. Et ça, c'est coooool. 

- Faire des listes, et rayer ce qui a été fait. Sensation douce de la tâche accomplie.

- Ecrire. Et être lue. 

 

 

 

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Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /Fév /2010 17:38

Aujourd'hui mes mots sont des images... v-magazine-swimsuit-mario-testino-1.jpg

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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 14:30

3437398.jpg Voilà, hier j'ai voulu faire la warrior, la fille qui chasse les dépendances à coup de boots fourrées, j'ai décidé que la cigarette ça serait niet.
Pas pour ma peau( lumineuse, lisse et pailletée de naissance), pas pour mes dents (d'un blanc Ariel, virginal-je suis vierge de la gencive, zone érogène connue pourtant-), ni pour rentrer dans la hype des non-fumeurs, nouveaux détenteurs de l'attitude cool no strings attached (ici, string signifie corde, aucun rapport avec le microscopique lambeau de tissu à 50euros qui fait saliver votre bête de mec). Non, ça aurait été trop réfléchi, trop logique. Non, j'ai arrêté sur un Cap ou pas Cap. Donc, orgueil titillé, clope écrasée. Un peu précipité...

Les 5 premières minutes, fierté, fanfaronnade, dépêche AFP(statut FB faut se remettre à sa place quand même), ovation de mes amis, bref autant de liesse que dans les vestiaires de l'OL hier. 
Un peu plus tard... Sale gosse que je suis, je galère pour rédiger, monter, placer des photos sur mes articles au boulot. J'hésite entre casser mon écran d'ordinateur à coup de pics à cheveux, et m'ouvrir les veines avec du papier recyclé plié. Ou, fumer une clope pour me calmer. Crotte de bique enrhumée sur la Tamise ( euphémisme pour « Sa Mère la p***** » ), tout me revient. Ma décision, mon défi, ma résolution de milieu de début d'année !

 

 Bien sûr, si on était dans une bd, le petit diable dirait : « Allez, tu es au trou du fion du 9ème arrondissement nobody's watching ! ». D'habitude c'est toujours lui mon interlocuteur privilégié, un conseiller de premier ordre, un guide spirituel. Mais, là l'ange débile avec son auréole de demeuré (cousin de Cupidon à qui il faudrait sérieusement penser à flanquer une flèche dans la raie de ses fesses rebondies de blond innocent) s'est pointé avec son speech bienveillant me rappelant mes obligations. C'est vrai, après tout c'est à moi que je le dois, je peux me battre contre une envie. Je le fais tous les jours : je ne frotte pas mes tétons contre une photo de Johnny Depp. Donc je peux lutter contre une minable tige de papier pleine de goudron aux volutes de fumée si apaisantes, au geste si rassurant, à l'odeur... euh je m'égare.
 « Regarde-moi bien Camel Light, regarde-moi bien, tu vas plus m'embrasser. »
Une vraie rupture je vous dis.
12 ans que ça dure, j'ai battu Brad et Angie,.12 ans que je suis fidèle, amoureuse, dépendante, accro, droguée, bref une femme qui aime quoi :)
Donc, cette cigarette post crise de nerfs d'hystérique colombienne devant de la coke de mauvaise qualité, je l'ai ignorée. Si j'avais pu m'applaudir avec les orteils croyez-moi je l'aurais fait. Même envoyer une vidéo de ma non-clope nervous break-down sur Chatroulette m’ a traversé l’esprit.

Aujourd’hui, 9h55. Je sors de chez moi (je n'habite pas dans mes boites à chaussures) l'âme en paix, l’œil brillant, forte d'avoir gagné ma petite bataille d'égoïste, dire que je me bats contre de la fumée, alors que certains se battent contre du vent ( des infusions de LCI tous les soirs ça rebooth un cerveau!!) ... Et là, je sens, une vague énorme, un spot de surf Hawaïen, de manque.

Le manque de mon rituel quotidien matinal, coca-light cigarette qui signale le coup d'envoi du marathon sur talons. Ce matin, les JO sont à Vancouver, donc pas de triathlon enfumé. Ma journée a démarré, moi j'ai calé.

 

 Arrivée au bureau, vrai problème à résoudre : si je ne fume plus, plus de pauses clopes. Je ne vais tout de même pas descendre pour mâcher un chewing gum ? Donc, en réalité si les non-fumeurs sont si sains, c'est parce que selon l'adage « le travail c'est la santé », proportionnellement au temps passé comme des rats avachis sur leurs claviers sans respirer de l'air monoxydé directement injecté dans des poumons en sursis, les NF(non-fumeurs/nouvelle norme française) bossent vachement plus en fait.
Donc, c'est à ce moment là que je me rends compte que je vais devenir une hermite. Une souris de labo condamnée à dialoguer avec son clavier. Plus de vie sociale, car les pauses clopes sont aussi prétextes à un envoi de texto / appel / consultation de facebook. Sans clope, va taper un texto l’air de rien sans te planter de destinataire. Testé aujourd'hui à 13h08. Les Blackberry ne sont pas fiables, conclusion de l'affaire.

14h52. Ma boss ne me trouve ni fabuleuse , ni talentueuse, et se demande pourquoi je suis tendue comme un shorty Aubade qui aurait rétréci. Elle me le fait savoir. J'exagère, elle passe en revue toutes mes erreurs depuis 1947(date à laquelle votre chère esclave n'était même envisagée par l'espèce humaine) et de toutes celles à éviter jusqu'en 2012 (date a laquelle les Incas annoncent la fin de la grosse blague mondiale , ça assez duré on fait tout péter,d'ici là pourvu que j'ai mes Louboutins ! ) . Sensible comme je suis, soyons honnête je suis chatouilleuse du reproche, je veux tout faire bien tout le temps, donc si on ne reconnaît pas mes efforts en tagguant mon nom sur les murs du Panthéon je me sens minable, donc quelques petites larmichettes sont venues titiller mes amygdales. Afin d'éviter toute solidification (private joke) de mes larmes en une énorme patinoire, vu l'ambiance Picard qui règne dans mon bureau, réflexe de dépendante en rémission, je me jette vers les escaliers prête à m'enfourner 2000 clopes par les narines.

14h56. T'as l'air con, sur le trottoir, sans clopes, plantée juste à côté d'un cendrier plein. Tu louches sur les mégots en te disant que le recyclage est fashion. Mais comme tu es une fille,  tu ne peux pas ramasser des mégots tout ayant l'air nonchalant voire glamour. Donc, tu humes l'air avec une moue inspirée en essayant de te convaincre que"hum ça fait du bien de sentir l'oxygène pur" (sachant que tu ne fais même pas la différence entre de l'oxygène et du pétrole... )

16h00.  Je pense avec gourmandise à tout le chocolat que je vais manger grâce à cette nouvelle excuse. "Je stresse, faut que je mange parce que hum tu vois, j'ai arrêté de fumer". Air admiratif, puis un peu désolé et compatissant de l'interlocuteur qui me soutiendra alors à fond dans ma démarche de boulimie palliative.

16h01. J'arrête de vous mentir... Je n'ai pas « arrêté » de fumer. J'arrête, c'est différent. C'est une démarche, un processus de sevrage, un conditionnement psychologique qui ne peut être placé au passé. Quand on aime on arrête pas comme ça, ou alors avec un très bon remplaçant !   

Parce que la clope, c'est comme l'orgasme, 1 par jour. Et c'est déjà pas mal ... :)

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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 21:32

 

Elle-McPherson-par-Ellen-von-Unwerth.jpg
Moi, tentant de vivre dans le monde réel pendant ces deux mois d'absence (en réalité Elle McPherson par Ellen Von Unwerth) :)

Décembre, janvier sont passés et j'ai manqué à tous mes devoirs, ni de Merry Xmas ni de bonne année souhaitée virtuellement sur cette petite page rose. Je suis à bannir, certains croient que je suis en hibernation au Groenland ou en train de sauver les ours polaires d'une banquise qui fond comme un pot de Ben&Jerry’s (chocolat, cookies, orgasme de la langue, problèmes sur les cuisses) à Marrakech. Je vous rassure, je suis bien toujours à Paris, mon string accroché à la Tour Eiffel, cette garce ne veut pas me lâcher (la vérité étant qu' à force de s'acheter des chaussures et autres objets à effets euphorisants immédiat, il ne te reste pas grand chose pour te barrer frétiller de la cellulite en tanga sur les plages de Rio donc, tu pourris sur les quais de Seine).

Mais, deux mois, deux raisons de ne pas avoir déversé mes états d'âmes sous vos yeux. 

La première, le boulot. Piètre raison, j'imagine que je ne suis pas la seule à travailler, mais je suis d'une paresse sans bornes, en accourant chez moi, la mèche folle et les pieds en phase terminale, le seul fait de réfléchir me provoque des nausées. Sachant, qu'ayant touché, regardé, analysé, rangé, photographié, légendé, polémiqué sur toutes les merveilles de la saison printemps-été 9h durant, c'est limite si je n'ai pas envie de m'habiller de laitue Florette. Cependant, les collections hiver approchant à grands coups d'escarpins Lanvin (par pitié regardez le show été sur style.com leurs salomés à brides sont à lapider un écureuil !), chassez le naturel, il revient en défilant. Vous ne vous débarrasserez pas de moi comme ça . 

Deuxième raison, les questions.  Ma caractéristique principale, outre le fait que je sois une prétendue rousse minuscule à la voix aigue, est que, normalement, toute une section de mon mini-cerveau se consacre quotidiennement à une masturbation éreintante et inutile sur multiples sujets, à travers une recherche sans fin de réponses à des questions que je m'auto-afflige. Depuis quelque temps est-ce la satisfaction d'avancer vers mes objectifs chimériques d'une carrière passionnante, ou est-ce la fatigue que cela implique, mon rythme de samba intellectuelle s'est calqué sur un slow immobile. Donc, si je ne me pose plus de questions, plus d'articles à écrire. C'est mon nouveau problème. Cela dit, quelques interrogations se sont bien sûr manifestées, mais, tranquillement, je crois qu'il doit y avoir assez de manifs dans ce beau pays, du coup ce sont mes copines qui ont subi mon nouvel état de sérénité toute relative. Je crois qu'elles regrettent ma période blog en illimité, elles avaient moins mal à la tête. 



Aujourd'hui, j'ai plein de choses à vous dire, et sans points d'interrogation, mon clavier ne va pas en revenir. 
Tout d'abord, vous inviter au cinéma, allez voir A Single Man réalisé par le divin Tom Ford. Comme quoi, s'habiller en Gucci n'empêche personne de lire, quoiqu'en disent ceux qui pensent que "les gens de la mode sont superficiels", puisque ce film est tiré d'une nouvelle qui a ému l'ancien DA de Gucciotte (« goût de chiottes », blague apprise sur mon lieu de travail, nous sommes tordantes :) ) au point qu'il veuille la porter à l'écran. Lisez ici l'avis de Géraldine Dormoy, chef de rubrique mode à L'express.fr/Styles sur son blog très pointu Café Mode. 

Autre coup de coeur, faut bien qu'il batte un peu le petit, c'est l'hiver on crève de froid- encore une fois pensez à me donner les coordonnées de Yann Arthus-Bertrand qu'il m'explique d'où on se réchauffe bordel de nom d'une pipe mal faite  !!- un blog, celui de Mademoiselle Pearl, qui m'a fait un peu loucher, qualité des photos et choix des sujets bluffants. Poétique et aiguisé, un vrai beau regard, et venant d'une Québécoise blonde, hommage (je suis comme Georges Frêche, pleine de préjugés! Je plaisante, je n'ai jamais foutu un ongle verni de corail à Montréal, je n'en connais que Céline Dion et le Speed) !
Et encore un hoooooooo le coeur, pour le son aphrodisiaque et succulent des XX (rien à voir avec la programmation du dimanche soir), un cadeau de Noel en retard mais ils seront en concert le 18 février à Paris. Voici le myspace du groupe et la page facebook.

Enfin, puisqu'on est en février autant que je n'attende pas le mois de juillet pour vous narrer l'épisode ski. Je me suis découvert un talent pour faire des S en hurlant, buée sur mes lunettes Dior parfaites devant le miroir mais un peu moins une fois qu'on a les naseaux enneigés. Je vais faire court, je ne vais pas en plus me ridiculiser sur ma page après l'avoir fait sur les pistes. Le ski, c'est pas un sport, c'est une attitude. 
D'abord, le choix de la tenue en dit long. J'ai tenté une tenue total look black chapka blanche, en mode Courchevel pistes noires je suis la queen du tout schuss. Autant vous dire que même le moniteur qui surveillait la piste des bébés ne s'est pas laissé abuser par les apparences pourtant flatteuses. J'ai prétexté que j'avais trop chaud pour pouvoir enlever mon pull qui tuait mon sex-appeal et j'ai crâné dans mon sous-pull zippé à la poitrine over-moulant offrant mon décolleté au vent glacé des Alpes. Ben, le problème, c'est que la goutte au nez ça tue encore plus le sex appel en absence. Boîte vocale même. 
Pour sauver les meubles, à chaque jour sa tenue, pensant ainsi que ceux qui m'avaient vu la veille trébuchant, pestant, accrochée à mes skis dans le télésiège duquel, pour citer un ami, "si on tombe on est vraiment dans la merde", ne me reconnaîtraient pas. Peine perdue, j'étais la seule à avoir demandé des skis pour enfant parce qu'ils étaient violets à fleurs, et à prendre les plaques de verglas pour des aires de repos. Mais, heureusement, j'avais une acolyte qui, elle, croyait qu'en décembre, sous les chutes de neige, sous prétexte qu'on était en altitude, on pouvait bronzer. Faux, on peut geler en revanche. 
Petit conseil entre amis, les chaînes roses pour les pneus, vaut mieux les utiliser en collier, à 21h sous un torrent de flocons vous avez juste l'air d'un char de la Gay Pride qui s'est égaré en roulant à 20km/h déchaînant les foudres des Sébastien Loeb locaux qui sont à la limite de demander un arrêté préfectoral interdisant les parisiens. 



Puisque je suis toujours à Paris, je vais faire ce qu'on ne fait qu'en France, et comme je suis verseau, mon année commence à peine, je vous en souhaite une très belle- et tant qu'on y est une joyeuse Saint Valentin AHAHAH !!!- !

 

 

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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /Oct /2009 13:20

B.D

Coup de coeur pour le crayon (et la palette graphique !) d'une talentueuse et tordante illustratrice qui cartonne en Bien Dit ! 

Scènes hurlantes de vérité sur le quotidien de mes ennemis les couples :), avec une bonne injection de sarcasme sous le couvert d'une candeur perspicace. 

 

J'attends avec impatience la suite des aventures de son couple-catastrophe, merci de me conforter dans l'idée qu'un mariage avec mon lecteur DVD est moins risqué ! 


www.marjorie-sznieg.com

link 


    

 

 

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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /Sep /2009 01:15


Je suis une Cayenne. Avant que vous ne vous disiez que je suis une fieffée prétentieuse, j'entends par là que je suis un 4x4 urbain. Je tente des expériences traumatisantes. La dernière en date, entraînée par mes copines dégénérées euphoriques, l'after-work.
Comme je ne worke pas de manière traditionnelle, j'évitais soigneusement ces endroits, pensant que le videur me demanderait mes fiches de paye. Une fois que le concept s'est frayé un chemin à travers mes embryons de neurones, j'ai fini par accepter. Je vous épargne l'épisode du choix de la tenue, ma tentative d'imposture en accoutrement d'assistante de direction à myopie aigue, et le fait que, bien sûr, mes boots lacérées surélevées de douze cm étaient en total décalage avec les ballerines et autres créations étranges qui vous font sentir le trottoir dans les talons de mes collègues éphémères.

 

Devant le sésame des alcolos du jeudi, une queue à en faire pâlir d'envie Rocco, je me demande si finalement je ne préfère pas ma vie d’oisive hyperactive qui sort quand la nuit tombe, parce que 19h, franchement, c'est un horaire hybride. C'est la Toyota Prius de la sortie, ni jour, ni nuit, ni dîner, ni soirée, va trouver le bon dress-code pour ne pas te sentir comme une mèche sur un Gaspacho. 
 

 

Après avoir joué des coudes, et tenté quelques croches pieds et autres talons dans les tibias, montré mon téton droit au videur (faux, ma super afterworkeuse de copine a fait sa Paris Hilton, je crois que la forme de ses fesses est imprimée dans les fauteuils de l'endroit !), on fini par entrer, fine équipe de têtes brûlées.
 

 

Déjà avant de venir, j'aurais dû contacter le service de recensement des fautes de goûts indiscutables toutes époques confondues. Voilà donc l'endroit où se cachent les chaussures à bouts carrés, moi qui croyais que même en Creuse on n'en portait plus même pour aller à Shopi à 3h du matin, la plus grosse concentration de sacs en similicuir au mètre carré, les tops bouches d'aération de nombrils, l’ombre à paupières bleu lavande métallisé, les jean mi trompette-mi saxophone, les tuniques en lycra, enfin me voilà dans une usine Jennyfer en plein baby-boom créatif. Je m'insulte intérieurement d'être aussi profonde que mon lavabo, mais je commence à élaborer un syllogisme dévastateur. 
Si, quand je me balade allègrement dans les rues et que mes yeux ne subissent aucun Waterloo vestimentaire scandaleux, c'est parce que, après raisonnement, la cause de mes nausées visuelles sont at work. Donc, en clair si tu bosses, t'as pas le temps de lire Vogue (Grazia, Jalouse, Elle, Glamour enfin tout le kiosque !) et de savoir que le Roux est le nouveau Blond, que cet hiver si t'es pas en deuil t'as intérêt à faire semblant en chantant Back to Black devient juste une préoccupation moins stressante que penser à tes impôts (ça doit être pour ça que mon compte est un top prêt à défiler pour Valentino en rouge flamboyant ;) ) ...

 

Retour à ma condition de flemmarde hyperactive, et je me pose une question existentielle ... Si je devais me lever tous les matins à 7h et courir de salle de bain en placard, est ce que franchement je ne finirais pas moi aussi par me chausser au carré ???? !!!
Que tout le monde ne pique pas une crise d'urticaire comme Anna W. dans The September Issue parce que Stefano Pilati ne mets pas de couleurs vives dans sa collection hiver, je pardonne :), mais avant de m'insulter d'infâme garce hautaine, il faut comprendre que c'est mon âme d’Abbé Pierre recyclé qui s'exprime ... C'est mon manifeste du surréalisme personnel, André Breton crierait avec moi "la Beauté sera convulsive ou ne sera pas”. Bon, ce soir là, j'ai eu la réponse, certes une convulsion par minute, mais c'était plutôt "pas".

 

Du coup, la semaine prochaine, mon défi, c'est d'aller travailler, en chaussures carrées (quelqu'un à une adresse ???!!! ). Et, surtout, de ne pas me coincer volontairement la tête entre les portes du métro, en voyant mon reflet révoltant.  

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Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /Juil /2009 22:03

 

 

 

 

Je suis née en hiver, mais je suis définitivement une fille d’été. Pas très original me direz-vous, qui voue un amour aux doigts gelés, au ciel gris si près du sol que l’on croit que le goudron est son reflet, au vent qui ruine n’importe quelle coiffure, à la pluie pleine de pollution qui annule tous les effets de mes masques crèmes aux pro rétinol B123445 ?? Faut être fabriqué dans une matrice inversée pour aimer l’hiver. C’est la seule saison qui me fait haïr le célibat.
Quand il fait chaud on a toujours un truc à faire, avec des amis, à croire que leur nombre diminue autant que les degrés, en hiver tout le monde est fatigué, personne ne veut sortir, et résultat, on finit par rêver d’avoir un compagnon de couette pour nous animer la soirée, plutôt que le plateau et le DVD.
En hiver mes factures de téléphone augmentent, je n’ai rien à raconter, les hommes hibernent, je crois, mais comme je m’ennuie, j’appelle. En hiver, mon tour de taille (et tous les autres tours d’ailleurs) augmentent aussi, je fais des réserves.
Bon, tout ça pour faire une ovation à l’été, et aux vacances. Je n’aime pas les vacances, je déteste ne rien faire (lire un magazine dans un bain est une activité, je tiens à le préciser), donc le principe me dérange. Mais ce qui me dérange moins, c’est l’impression grisante d’être une Darty Box déconnectée, plus d’Internet, plus de télé, plus de temps, juste celui du vécu, des livres, des sorties, des surprises, des coups de soleil, et … Des coups de cœur. Parfois.

Parce qu’il faut que je m’explique, mon cœur fonctionne comme les fashion weeks, une accélération par saison, mais en revanche il boude les pré-coll. Après une observation de mon électrocardiogramme depuis mes quinze ans, début de ma maturité sentimentale, il semblerait que je tombe amoureuse, une année sur deux en été, l’autre en hiver. Sans vous faire l’étalage de ma mort affective qui se calque sur le moral de la bourse en 2009, mon automne hiver 08-09, pas l’ombre d’une chamade. Plat comme la poitrine de Keira. Sachant que l’an dernier, mon cœur a eu la mauvaise idée de faire une overdose d’amphet en plein hiver, je conclus que c’est cet été que les problèmes vont (re) commencer.
Je suis prévoyante, je prépare un mail commun à mes copines pour qu’elles rejettent mes appels à partir d’octobre, puisque selon mes calculs basés sur une observation scientifique méticuleuse des précédentes expériences, en octobre, la cause de mon affolement devrait avoir posé sa dem.
Et normalement, si tout se passe selon le schéma habituel, à partir d’octobre, je devrais donc, selon l’intensité, passer entre une semaine et six mois à asphyxier mes copines de détails, de regrets, d’insultes, ou de phrases absolument honteuses sur le potentiel de cette relation avortée. Mon cœur a fait 68 avant tout le monde, il a légalisé l’avortement. Toutes mes histoires importantes durent un peu moins d’une saison, mais les comprendre, accepter leur fin, oublier me prend en général beaucoup plus.



Donc, c’est en connaissance de ce danger imminent que j’ai préparé l’outil essentiel à des vacances réussies : ma valise. Ok, je mens. Mes valises.

Toute fille un minimum nomade sait que passer une nuit hors de chez elle est déjà une mission, produits de toilette, parfum, tenue de rechange, sous vêtements, rasoir en cas coming-out pileux qui bien sûr ne deviendra visible qu’arrivée à bon porC :), alors un mois et demi c’est proche d’une campagne d’Alexandre Le Grand.

J’essaye d’être organisée. Première étape de la croisade : repérer les pièces indispensables, les robes qui me font de longues jambes (donc les plus courtes !) , les jeans qui donnent à mes fesses une forme de pommes transgéniques, les combis, les chemises d’homme, les robes longues, bref la première étape est une arnaque. Je ne sais pas choisir, déjà dans une boutique, je peux rester une heure à hésiter pour finalement tout prendre, alors dans mon propre dressing … Je plie, je roule dans les coins, je m’assois sur le sac, je fais des bisous à la fermeture éclair. Presque soulagée, je découvre que j’ai oublié un tas de choses indispensables empilées en forme de pyramide de Kheops juste à côté du sac miraculeusement clos.

Les tenues porte bonheur, et les tenues souvenirs. Je ne suis ni fétichiste ni superstitieuse, mais j’ai une mémoire vestimentaire, je me souviens des moments en fonction des tenues que je porte. Ce qui explique que j’oublie certaines nuits où je ne portais rien. Donc, dilemme, il faut sélectionner les talismans. Je sélectionne un autre sac que je remplis avec la même minutie accompagnée de quelques incantations.

Mais, dans tout cela, l’essentiel n’y est toujours pas.
Les maillots et les chaussures.

Les maillots, la base. Celle qui se trompe de maillot, tue ses vacances. Oui, parce que pour danser les bras en l’air en remuant comme si on avait des vers dans les lombaires, en occultant les météorites qui ont échoué sur nos cuisses en nous laissant de séduisants cratères où pourraient boire toutes les girafes du Kenya, et nos tétons qui dansent le boogie au moindre mouvement, vaut mieux être sûre de son maillot. Alors, triangle, trikini, shorty, pin-up, ce que vous voulez, mais testez avant de déguerpir, parce qu’il n’y a bien que Gisele (et Jessica Alba) qui peut se dandiner avec une feuille de vigne D&G et avoir l’air divine. J’ai essayé, j’ai l’air d’être une nudiste obèse en pleines vendanges.



Les chaussures. Là, pas de discussion, si je dois encore me planter de mec cet été, autant que je sois bien chaussée pour mettre les pieds dans le plat. Et puis je n’y peux rien, je ne suis sûre de moi que si mes chaussures me plaisent. Mon sex-appeal imaginaire se cache dans 12cm. D’ailleurs, je ne parle pas aux garçons en tongues, je me sens vulnérable. Pour s’envoler, je préfère avoir un peu d’avance. L’amour c’est bien le contraire d’avoir les pieds sur terre non ?

Devant mon placard, perplexe. Sur les 200 qui s’y trouvent je ne m’en autorise que 10. Je suis très fière, j’appelle ma mère pour lui dire que sa thérapie de la frustration fonctionne, je commence à savoir renoncer et à choisir. Cette ingrate me dit que 10 c’est encore trop. Offusquée, après un rapide calcul (bénit soit l’outil calculette de mon mobile !) , je me rends compte que ça fait une paire différente tous les 3 jours. Du coup, j’en prends quinze ! Je préfère prévoir. Ça ne m’est jamais arrivé, mais peut-être que je verrais le garçon  en question deux jours de suite, vaut mieux le surprendre, et puis comme ça s’il se concentre sur mes pieds, ça lui évitera de remarquer les défauts corporels. C’est politique comme démarche, je détourne l’attention, je fais comme Bush : quand c’est la merde chez toi, concentre tout le monde sur un autre truc et hop tu paraîtras parfait.



Ben, du coup j’ai trois sacs, pas encore pris les bijoux, les accessoires, le maquillage, la lingerie  enfin la moitié des Galeries quoi. Heureusement, j’ai fait une liste, donc le « merde, j’ai oublié, je le savais que j’avais oublié un truc » ne me poursuivra pas une fois l’avion en orgie dans les nuages.



Encore faut-il pouvoir décoller. Une fois les sacs bouclés, chargés dans la voiture avec l’aide de la moitié du quartier et deux copines altruistes, les bouchons combattus, faut faire face au responsable de comptoir qui me regarde médusé.
-« 20 kilos Mademoiselle ».
Comprends pas, c’est qui cet insolent qui se permet d’évaluer le poids que je dois perdre ???
 -«  Quand même, je suis d’accord pour dix, vingt je risque d’être à l’hosto, vous croyez pas ? »
Deuxième regard interloqué. Je ne sais pas où ils font leurs études mais franchement niveau tact, même Anna Wintour et mon ancienne prof de danse qui m’a surnommé « Petit Boudin » en ont plus.
-« Pas vous ! Les bagages !! »
-«  Ah bon !!! Vous me rassurez ! Oui ils doivent faire vingt kilos ! »

Troisième regard proche de l’hypnose.
-« Mademoiselle, vos bagages dépassent largement le poids autorisé ! » .
Voilà, le 21ème siècle, ses normes dogmatiques, ses magazines qui prônent le poids plume, et ses conséquences. Même les bagages sont soumis à des mensurations idéales. Il faut qu’ils pèsent vingt kilos, qu’ils rentrent dans un rectangle en fer sans qu’on ait à avoir recours à ma technique de rebondissement rétrécissant (tu bondis sur le sac plusieurs fois et tu le frappe, slim fast du bagage !), qu’ils aient une étiquette et qu’ils ne contiennent rien d’interdit. Uniformisation dangereuse, Orwell avait raison !!!!


Je me lance dans un discours proche de celui de Castro, une larmichette, une petite allusion à mon banquier qui plafonne ma carte, yeux de labrador abandonné, explication rationnelle de ma théorie des saisons cardiaques, rien n’y fait.
-«Faut payer Mademoiselle ».
Vous pensez bien que s’il n’était pas gay, j’aurais tenté un truc à même le tapis roulant, mais j’aurais pu lui faire effleurer la dentelle du Eres - je porte toujours de la belle lingerie quand je prends l’avion en cas de catastrophe au moins ils ne penseront pas que je suis une fille négligée « ci gît l’inconnue crashée en La Perla », et dernièrement j’ai appris que la sage maman d’une amie préconisait toujours l’ensemble en cas d’hospitalisation, je savais que j’étais pleine de bon sens !!! -  ça ne m’aurait pas exonéré d’excédent à allonger.


Aucune solution, carte bloquée, chéquier essouflé, je me vois déjà me prostituer sur la A-je sais pas quoi direction St Denis Charles De Gaulle Lille, quand mon messie personnel arrive. En uniforme, et pas un pompier (c’est pas le 14 juillet tous les jours !). Un agent de la compagnie me propose de fermer les yeux sur ma surcharge pondérale à roulettes si je prends le vol suivant, le mien étant surbooké. Flairant l’arnaque qu’ont subi les passagers de mon vol qui ont payé un billet dans le vent, me voyant presque plaider au tribunal du commerce dans une robe d’avocate Nina Ricci,   j’hésite. 6 heures à tourner dans un terminal, sans CB c’est insoutenable. Mais 6 semaines à errer à Paris c’est pire. J’accepte. Comme il est très gentil, j’ai même droit à un bon de rafraîchissement, de quoi m’injecter ma dose de coca light quotidienne avant que je ne commette un meurtre en coupant le bras de n’importe quel détenteur de ma substance indispensable.


Un Marie-Claire, un Biba, un Vogue, un Air France Madame, un supplément Astro de l’été dérobé à un Marie-France nonchalamment posé sur le siège d’à côté plus tard, je suis installée dans l’avion.Mes exces(dents) et moi, parés à toutes les éventualités.


Bonnes vacances à tous, si je survis au vol, peut-être survivrais-je au crash cardiaque que je pressens. (D'après le guide Astro, un vierge,bélier ou poisson vont avoir raison de mon âme sensible aux UVAmoureux...A vérifier !)

Ceux qui restent, tenez bon, l’hiver arrive, vous irez skier pendant que  je patinerai sur mes futures larmes intérieures surgelées après cet été.

 

 

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Dimanche 5 juillet 2009 7 05 /07 /Juil /2009 12:38

 

Plus de Gala, Voici, Public, Closer et toute la panoplie de la salle d'attente du médecin... Les peoples court-circuitent les magazines via Twitter où ils postent leurs photos quotidiennes sans restriction d'accès. Entre Ashton Kutcher qui a assez d'humour pour jouer dans un film qui s'appelle ToyBoy (8juillet en salles) surnom dont l'a affublé pendant quelques années, et Demi Moore qui lance "Hey Paparazzi say hello to your mother for me !", ils maîtrisent leurs images à fond, en donnant à voir ce qu'ils ont envie, assez pour satisfaire le voyeurisme distrayant, et assez pour mettre tous les photographes clandestins sur liste d'attente à L' ANPE. Mr & Mrs Kutcher sont comme tout le monde si l'on en croit leurs Twitpics, enfin moi je n'ai jamais Usher dans mon salon, ni P.Diddy d'ailleurs. Ces photos prises sur le vif montrent bien une chose navrante ... Demi est canon, à 40 ans, au naturel, sans intervention de photoshop elle nous ôte la seule excuse consolante qu'il nous restait, la fameuse " mais attends c'est over-retouché ça !!"... Ben, non. Donc, décision du jour, je dois trouver un homme qui a quatorze ans, ça a l'air plus efficace que n'importe quelle crème anti-rides. Je vous laisse, je vais au collège faire ma sélection de botox humain!

 



Photos Mrs Kutcher //  http://twitter.com/mrskutcher

 

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Mardi 30 juin 2009 2 30 /06 /Juin /2009 22:25

 

Aujourd'hui, ma maman - je sais, je l'évoque souvent mais bon elle est un peu responsable de ce scandale bipède -m'annonce qu'elle s'est créée une boîte mail. Pour comprendre ma stupeur, il faut que je vous explique que ma mère ne sait que décrocher et raccrocher son portable(en triturant toutes les touches avant d'y parvenir), qu'elle a accepté de force en 2008 (j'ai le mien depuis depuis 99 !), qu'elle l'éteint quand elle ne veut pas qu'il fasse des "bips bips, insupportable cette machine, et sais-tu que les ondes de ce maudit appareil détruisent le cerveau hein, tu le savais ?!!!" , que pour elle double appel signifie que deux personnes vont parler en même temps, qu’elle sursaute quand elle voit un ordi, et dicte actuellement ces mails car elle prétend ne savoir taper qu'avec son petit doigt ... Elle ne "manipule pas la technologie". 
Maintenant, entre les appels et les mails (heureusement que je n'ai pas de fixe), si je veux une journée off je vais devoir bénéficier du programme de protection des témoins ! (Au moment où j'écris, mon portable sonne et devinez ... " tu as reçu mon mail ????!!!"...)

 

Pour lui souhaiter la bienvenue dans le monde merveilleux du Web, je lui envoie donc un petit mail, que tout son bureau a lu puisqu'elle ne sait pas ouvrir sa boîte. En retour, elle a cru bon, aussi joyeuse que si elle avait déniché du Pierre Cardin vintage à 2 euros, de m'envoyer deux pages arrachées de mon cahier quand j'étais haute comme une cerise en travaux. 

 

Je tiens à préciser que ces pages proviennent d'un cahier de Maths ... J'avais donc, en 94, déjà, de sérieux problèmes avec les chiffres. Je conserve ces pages en pièces à conviction pour mon prochain rendez-vous avec mon banquier, elles prouvent que mes soucis en calcul remontent bien à un vague traumatisme lié à une enfance perturbée, et donc qu' on ne peut m'en tenir rigueur. A moi les agios sveltesse 0% !

 

En les lisant, je comprends que je bloguais déjà, que je bugais déjà sur les relations, et que j'étais d'un romantisme à faire passer une barbe à papa pour une pierre de la Muraille de Chine. Gamine, je souffrais déjà de syndrome de scénario mental abusif, pas étonnant qu'aujourd'hui mes neurones soient des minis Studios Pixar.

    

 
NLDR : Pierrot est poète et Colombine fait la lessive, mais quelle vision du couple !!!!! Réac la gamine !!!:) 
( C'est quoi un électrophone ?!!!!!!!! )
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Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /Juin /2009 13:04



C'est l'info du jour, entre Farah Fawcett reine de la brosse ronde et du maillot rouge, et Michael Jackson roi de la pop, le 25 juin est un jour maudit. À 23h26, MJ nous laisse alone. Comme tout le monde, j'ai tenté le moonwalk, cherché qui était Billie Jean, levé les bras sur Thriller en faisant une vague grimace effrayante, gémit son mythique "hihi"... 

Entre toutes les polémiques, sa musique fait son His Story. Espérons que la presse ne va pas traquer ses enfants, qu'il faisaient avancer toujours masqués.

 

C'est son frère Jermaine qui a annoncé sa mort aux médias. 





Samedi à 15 h, Moonwalk géant à Paris, au 105 rue Oberkampf dans le 11ème, hommage à celui qui a inspiré Justin, Usher et les autres. Et nous, dans notre salle de bain. 

... Ce qui donne :

Pour la Bio (en VO) : http://www.etonline.com/news/2009/06/75724/index.html link

Toutes les infos : http://www.20minutes.fr/article/335121/People-Michael-Jackson-Un-Moonwalk-geant-rue-Oberkampf-Le-porte-parole-du-gouvernement-japonais-n-avait-pas-vu-qu-il-etait-noir.php  link
Parce que la veste officier de Balmain de cet été, MJ la sentait depuis longtemps : http://www.glamourparis.com/people/focus/hommage-le-style-michael-jackson.html  link
 
Parce qu'il n'a pas attendu HOME pour être pessimiste...

 
Et parce qu'il n'y a que lui qui peut transformer n'importe quelle soirée pourrie en orgie chorégraphique....

... Ou même une prison 

"Mr. M.J with BILLIE JEAN you BEAT IT, it wasn't BAD because THE WAY YOU MAKE ME FEEL, I JUST CAN'T STOP LOVING YOU like THE MAN IN THE MIRROR, why did you LEAVE ME ALONE ? Don't worry everybody will REMEMBER THE TIME, BLACK OR WHITE you always KEEP THE FAITH. You will always be an UNBREAKABLE HEATBREAKER, you live ur life at 2000 WATTS. As you said it HEAVEN CAN WAIT. YOU ROCK MY WORLD."
 
Par La So - Publié dans : Des Post-HITS
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